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Notre système de retraite véhicule une vision et un projet de société particulier, que l’on peut souhaiter défendre, ou que certains cherchent parfois à modifier. Notre modèle de retraites protège les seniors de la précarité, dans une logique de sécurité sociale et de répartition solidaire des richesses entre actifs et retraités ; en cela, il est aujourd’hui une des clefs de voûte de notre protection sociale.

Il n’est pas parfait, loin de là : inégalités entre femmes et hommes, pensions complexes et peu élevées des personnes ayant cotisé dans plusieurs régimes etc. Les réformes successives ont progressivement dégradé les pensions et augmenté les exigences de durée de cotisation, affaiblissant du même coup la confiance des jeunes générations dans la pérennité du système.

Et pourtant ! Le système français de retraites est tout d’abord un puissant levier de protection des retraités. Contrairement à des systèmes mixtes public / privé comme le système états-unien, il permet de limiter très fortement la pauvreté des seniors, ailleurs parfois contraints de travailler jusqu’à 80 ans ou plus. Ce refus de la précarisation des personnes âgées constitue un premier volet du pacte social autour de nos retraites.

Notre système de retraite est ainsi construit sur un modèle de mise en sécurité sociale des anciens travailleurs. Les pensions auxquelles ils ont le droit sont situées dans le prolongement des rémunérations qu’ils ont touché alors qu’ils étaient en activité. En 2016, les retraites représentaient ainsi en moyenne 61 % de la rémunération brute des dernières années d’activité des retraités, soit un niveau légèrement au dessus de la moyenne de l’Union européenne, et plus de 50 % supérieur à celui de l’Allemagne (où la pension ne représentait que 38 % du salaire brut). 

Nos retraites sont, enfin, le fruit d’un modèle solidaire. C’est le principe des cotisations sociales : une partie de notre salaire est mise en commun pour financer la protection sociale (on parle de “salaire socialisé”). Contrairement à un système d’épargne, nous ne sommes pas propriétaires de ces cotisations, et la logique n’est pas que l’on nous les “rembourse” à la fin de notre vie : elles abondent un pot commun solidaire et sont redistribuées aux actuels retraités, en contrepartie des cotisations qu’ils ont eux-mêmes payé pendant leur activité. 

Dans le débat à venir, ce sont donc ces trois dimensions : protection des seniors, logique solidaire de sécurité sociale et de partage des richesses, qui seront en jeu.

Notre système de retraites : c’est un choix de société !

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